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 Borgward

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Garage Ondet

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MessageSujet: Borgward   Ven 12 Nov - 1:58


Le groupe allemand Borgward établi à Brême se composait de trois firmes (Lloyd, Goliath, Borgward) qui unirent leur destin pour le meilleur et pour le pire, à la fin des années 30, un peu sur le modèle du groupe Auto-Union, qui réunissait à la même époque DKW, Wanderer, Audi et Horch. Le nouveau régime mis en place en Allemagne en 1933 encourageait vivement la concentration industrielle, dans le domaine automobile en particulier. Le logo du groupe Borgward représentait un losange, qui rappelait beaucoup le logo Renault, et ce losange subsistera jusqu’en 1961, date de l’effondrement du groupe Borgward.

Borgward acquit une certaine renommée dans le domaine sportif et également en étant l’un des premiers constructeurs européens à commercialiser une berline de série à carrosserie ponton (sans ailes apparentes), la Hansa 1500, dès 1949. La petite Lloyd présentée quelques mois plus tard, reprenait le même principe, ainsi que la Goliath Champion (de taille intermédiaire), réputée très nerveuse pour son gabarit. La gamme bien étagée du groupe Borgward (couronnée par la confidentielle Hansa 2400) plaça celui-ci, au début des années cinquante, devant le groupe Auto-Union, en volume de production, et juste derrière Mercedes.

En 1954, la Hansa 1500 fut remplacée par l’Isabella 1500, et ce modèle classique mais assez distingué d’aspect, connut un tel essor qu’il permit au groupe de Brême de devenir le troisième constructeur allemand de 1954 à 1957, devant Mercedes et même devant Ford (mais derrière VW et Opel). L’Isabella, et plus encore le coupé Isabella TS (lancé en 1956), à la fois élégant et sportif, restera le modèle phare de Borgward. Aujourd’hui, ce modèle à l’identité forte, est très recherché par les collectionneurs.

Malheureusement, plutôt que de remplacer l’Isabella en 1959 par un modèle plus moderne d’aspect, Borgward lança la remplaçante de la Lloyd (l’Arabella), une très jolie petite voiture, et la remplaçante de la 2400, la limousine 2.3 P100. Cette grande berline, très cossue et très moderne d’aspect, inspirée par les réalisations américaines de l’époque, entrait en concurrence directe avec la nouvelle Mercedes 220SE sortie la même année. L’Isabella n’eut droit quant à elle qu’à un (très) léger restyling.

Peu de temps auparavant, la marque Goliath avait été rebaptisée Hansa, mais demeura toujours aussi confidentielle… Un nouveau modèle Hansa devait être lancé en 1961, ainsi que la remplaçante de l’Isabella, s’inspirant toutes deux des dernières créations de Michelotti (BMW, Glas), le styliste italien en vogue à cette époque, mais le groupe Borgward s’enfonça très vite dans de graves problèmes financiers, qui compromirent dès lors sa survie. La grande P100 et l’Arabella avaient coûté très cher, et la Mercedes 220SE connaissait un tel succès qu’elle fit beaucoup d’ombre à la grande Borgward, pourtant tout aussi intéressante.

Le groupe de Brême devint très vite surendetté, et les fournisseurs de plus en plus menaçants. Plusieurs tentatives pour renflouer l’affaire, notamment de la ville de Brême elle-même, ne purent aboutir. Le groupe américain Chrysler qui souhaitait s’établir en Europe à cette époque, (il venait de prendre une participation dans la firme française Simca et le groupe britannique Rootes) un moment intéressé, fut vite découragé par l’état financier déplorable du groupe allemand.

Dans ces conditions, la mort dans l’âme, la direction du groupe décida en 1961 d’arrêter les livraisons, et la production fut stoppée, alors que des centaines de voitures invendues étaient stockées devant l’usine. L’histoire de la firme aurait pu s’arrêter là, mais une opportunité tout à fait inattendue se présenta alors. L’état mexicain désirait à cette époque développer sa production automobile nationale, et après avoir étudié plusieurs possibilités, il put négocier et rapatrier à moindre frais les machines ayant servi à la production de la Borgward P100, avec la bénédiction des ex-créanciers du constructeur défunt, qui trouvaient là un moyen de rentrer un peu dans leurs frais.

Il faut se souvenir qu’à la même époque, Simca venait d’expatrier la production de ses Chambord au Brésil, où elle connut une seconde carrière, sans même parler d’anciennes voitures américaines dont la production avait été expatriée vers plusieurs pays d’Amérique latine (Brésil, Argentine, Mexique). La Borgward P100 poursuivit donc sa carrière au Mexique à partir de 1962, jusqu’à la fin des années soixante. Sa disparition signe vraiment l’acte de décès de la firme allemande. L’image de bourgeoise sportive qu’on attribuait aux Borgward durant les années cinquante, est comparable à celle qu’on donne aujourd’hui aux BMW.




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