GARAGE ONDET - 02 47 26 87 51

14 Rue de la baronne 37260 Thilouze - Mardi au Vendredi 8h-12h/14h-18h et Samedi 8h30-12h/14h-17h - Fermeture Lundi
 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Partagez | 
 

 Tatra (Republique Tchèque)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Garage Ondet

avatar


MessageSujet: Tatra (Republique Tchèque)   Jeu 5 Mai - 21:55



Tatra est une entreprise tchèque fabriquant des camions depuis 1898, et qui a exercé l’activité de constructeur automobile entre 1897 et 1998. Pionnier dans ce domaine en Europe centrale, Tatra a longtemps été réputé pour ses grandes routières aux lignes aérodynamiques. La marque a également produit des avions et des bus.

Pour reconstituer l’histoire de Tatra, il faut remonter jusqu’en 1850, lorsqu’un dénommé Ignaz Schustala crée un atelier de fabrication de véhicules hippomobiles, dans le village austro-hongrois de Nesseldorf. Après avoir élargi son secteur d’activité et forgé sa réputation, l’entreprise devient la Nesseldorfer Wagenbau-Fabriks-Gesellschaft AG, plus simplement appelée Nesseldorf. Après la mort du fondateur et le retrait de son fils, c’est le baron Theodor von Liebig qui va faire de l’entreprise le premier constructeur automobile de la région. En 1897, il construit pour cela un prototype équipé d’un bicylindre 2750 cm³ d’origine Benz, nommé Präsident. Le baron atteindra la vitesse, extraordinaire pour l’époque, de 82 km/h au volant d’un modèle de 1899.


Le type S apparaît en 1906, et reçoit un très moderne quatre cylindres de 3303 cm³, conçu par Hans Ledwinka ; un jeune ingénieur de 28 ans entré chez Nesseldorf en 1897. Nommé à la tête du bureau d’études en 1912, il appliquera ses idées avant-gardistes sur nombre de modèles. Ainsi, le type U de 1915 est la première voiture du monde à recevoir des freins sur les quatre roues. Après la première guerre mondiale, l’Autriche-Hongrie éclate et la ville de Nesseldorf, désormais tchécoslovaque, est rebaptisée Kopřivnice. Quelques temps après, en 1920, l’entreprise devient « Tatra », du nom de la chaîne de montagnes séparant la Tchécoslovaquie de la Pologne. Ledwinka revient chez Tatra en 1921, après un passage chez Steyr. Il conçoit la nouvelle Tatra 11, qui se distingue par son petit bicylindre à plat refroidi par air. Elle inaugure également le châssis à poutre centrale, qui deviendra une des marques de fabrique de Tatra. La grande robustesse du modèle 11 en fit l’une des voitures favorites d’Adolf Hitler, qui parcourut des dizaines de milliers de kilomètres avec la sienne, à travers toute l’Allemagne. En 1932, la populaire T57 fait son entrée dans la gamme. Elle concurrence alors la Škoda Popular. Elle sera même assemblée en Allemagne et en Autriche. À la même époque, le fils de Ledwinka, Erich, fait son entrée au bureau d’études. Ils s’intéressent tous les deux aux travaux de Paul Jaray, un ingénieur suisse spécialisé dans les carrosseries aérodynamiques. De leur coopération naîtra l’unique prototype V750, à moteur arrière, qui n’est pas sans rappeler la future Volkswagen de l’allemand Ferdinand Porsche... qui a succédé à Ledwinka chez Steyr.

Au mois de mars 1934, Tatra fait sensation en présentant une immense limousine de 5,2 m de long, propulsée par un V8 arrière de 60 ch, et dont les lignes ont été dictées par l’aérodynamique : c’est la T77. Elle sera remplacée à l’été 1935 par la T77A, plus grande de 20 cm et plus puissante de 10 ch. Deux nouveaux modèles font leur apparition en 1937, les T87 et T97. Le V8 de la T87, offrant 75 ch, permet à la voiture d’atteindre 160 km/h, soit plus que la grande T77A (qui disparaît en 1938). La mécanique est encore perfectionnée, et cette voiture restera la préférée de Ledwinka (il utilisera sa T87 personnelle jusqu’à sa mort en 1967). La T97 est une sorte de T87 « en réduction », dotée d’un quatre cylindres à plat de seulement 40 ch. Elle ne sera produite que pendant un an, à environ 500 exemplaires. Le 10 octobre 1938, l’annexion du territoire des Sudètes fait passer l’usine de Kopřivnice sous contrôle allemand. Grâce au docteur Fritz Todt, l’inspecteur général des autoroutes allemandes, enthousiasmé par les Tatra, la production de la T87 se poursuit jusqu’en 1942, et celle de la petite T57 jusqu’en 1943. La fabrication de la T87 reprend dans l’immédiat après-guerre, à l’heure où tous les autres constructeurs se relèvent à peine. Elle sera vendue jusqu’en 1950. Quant à la T57, elle revient en 1946 sous sa forme T57B de 1938, et disparaît deux ans plus tard, sur ordre du gouvernement.


En 1945, Tatra décide de donner une remplaçante à la défunte et éphémère T97. Mais sans Hans Ledwinka, qui vient d’être arrêté pour collaboration. Sorti de prison en 1951, il ne retournera jamais en Tchécoslovaquie. Finalisée en 1947, la nouvelle T600 (initialement nommée T107), dite « Tatraplan » (en référence aux plans quinquennaux mis en place par le gouvernement communiste), dont la ligne est dans la plus pure tradition de la marque, a bien failli disparaître prématurément. En effet, le pouvoir comptait cantonner Tatra à la production de camions, et l’entreprise doit jouer des pieds et des mains pour maintenir la fabrication d’automobiles à Kopřivnice. Tatra doit néanmoins accepter la délocalisation de la production de la Tatraplan chez Škoda, à Mlada Boleslav, à partir de 1951. La carrière de la voiture s’arrête à la fin de n’année 1952. Pendant les quatre années qui suivent, Tatra travaille sur un nouveau projet ; la 603. La voiture est présentée à la Foire de Brno en septembre 1956. Comme celui de ses glorieuses aînées, le style du nouveau haut-de-gamme de la production tchécoslovaque se veut moderne et surprenant, comme en témoignent les trois phares avant, abrités sous une unique glace. Sous le capot arrière se trouve un V8 2.5 développant 95 (puis 105) ch. En 1962, la partie avant accueille désormais quatre phares très rapprochés. La troisième série arrive en 1968, on note quelques améliorations esthétiques et l’apparition de freins à disque. La carrière de la 603 prend fin le 25 octobre 1975, et laisse désormais la place à la nouvele 613. Au total, 20 422 Tatra 603 sont sorties de l’usine de Příbor où elles étaient assemblées depuis 1957 (le site de Kopřivnice étant désormais réservé aux camions), ce qui en fait la Tatra la plus produite de l’histoire.

Dans les années 60, Tatra construit quelques prototypes sensés assurer la descendance de la 603, mais ils seront tous abandonnés. Le constructeur tchécoslovaque contacte alors le carrossier italien Vignale et lui commande deux berlines et un coupé. Si les trois prototypes sont prêts dès 1968, la production de la berline ne démarre qu’en 1973. Avec ce nouveau modèle, nommé 613, Tatra tourne le dos aux lignes aérodynamiques, mais entre de plain-pied dans les années 70. Le V8 arrière est néanmoins toujours au rendez-vous : ses 165 ch autorisent 190 km/h en vitesse de pointe. La 613/2 de 1980 revendiquera 168 ch. La 613 perd ses chromes en 1984, avec l’apparition de la 613/3, qui se veut plus moderne avec ses gros pare-chocs en plastique gris. À l’époque, la production chute considérablement, oscillant entre 200 et 600 unités par an. La libéralisation du marché au début des années 90 est un passage difficile pour Tatra : le constructeur n’est plus le fournisseur attitré des voitures officielles du gouvernement, et les grosses Mercedes et BMW envahissent les routes du pays. La direction de Tatra est néanmoins convaincue que sa 613 peut encore envahir une petite niche du marché. En 1992, Tatra s’associe à un certain Tim Bishop, un britannique qui désire importer des 613 très luxueuses dans son pays. Dans le but de concurrencer Jaguar, il imagine toute une gamme de voitures, dont une limousine et un coupé, mais cette ambitieuse idée n’aboutira pas. En 1993, alors que la République tchèque se sépare de la Slovaquie, Tatra passe sous direction américaine et décide de séparer le département camions (Kopřivnice) du département automobile (Příbor). Quant à la 613, les derniers modèles 613/5 sont assemblés en 1996 après 23 ans de carrière et 11 009 exemplaires produits.

Parallèlement aux dernières améliorations apportées à la 613, Tatra conçoit avec le spécialiste tchèque MTX une berlinette à moteur central, un V8 4,9 litres Tatra de 295 ch, qui lui permettait d’atteindre 246 km/h. Cette MTX 4RS aurait dû être construite en France à une très faible cadence, mais le projet tombera à l’eau. Désireuse de se reprendre en main, la direction lance son nouveau modèle en 1996 : la T700. Il s’agit en réalité d’une 613/5 remise au goût du jour par l’anglais Geoff Wardl. Cette T700 sera même carrossée en coupé de course par la société Eccora, spécialisée dans la restauration des Tatra. Toujours à la recherche d’un partenaire solide, Tatra décide en 1996 de fabriquer le Beta, un petit utilitaire en plastique animé par un moteur Hyundai de 1341 cm³. Il sera vendu jusqu’en 1999. En 1997, la T700 voit sa partie arrière restylée, mais il est trop tard, et la voiture disparaît au catalogue au printemps 1998, après 97 exemplaires produits. Tatra fabrique ainsi sa dernière automobile, avant de se consacrer exclusivement aux camions.



Revenir en haut Aller en bas
http://garage-ondet.forumactif.com
 
Tatra (Republique Tchèque)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GARAGE ONDET - 02 47 26 87 51 :: AUTRES MARQUES-
Sauter vers: