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 BUGATTI

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Garage Ondet

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05072011
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C’est en 1898 qu’Ettore Bugatti, citoyen italien, construisit sa première voiture, après avoir délaissé ses études aux beaux-arts. En 1910, après avoir travaillé pour Dietrich, Mathis, Deutz et Peugeot, Ettore Bugatti s’installa définitivement à Molsheim, en Alsace (alors en territoire allemand) pour y produire des automobiles sous son propre nom. Il va dès lors ne plus cesser de se faire remarquer par ses réalisations personnelles, étonnantes aussi bien par leur technique que par leur style, ou leurs aptitudes sportives. Les Bugatti, reconnaissables immédiatement par leur calandre en forme de fer à cheval, connaîtront des succès répétés dans les courses, tout au long des années dix, vingt et trente.

Bugatti Type 13

La notoriété de Bugatti tient pour beaucoup à ses nombreuses victoires en compétition : une dizaine de milliers en seulement quelques décennies4. La petite Bugatti Type 13, qui tient davantage de la voiture sportive que d'une réelle automobile de course, réalise un quadruplé lors de sa première course. La Type 35, ensuite, est l'automobile de course la plus titrée de tous les temps avec plus de 2 000 victoires. Elle remporte notamment la victoire dans le Targa Florio pendant cinq années consécutives de 1925 à 1929 et offre à Bugatti, en 1926, le titre de champion du monde des constructeurs. Le pilote monégasque Louis Chiron remporte tant de victoires sur Bugatti qu'au début des années 2000, Bugatti lui rend hommage avec le concept Bugatti Chiron. Mais l'une des courses les plus remarquables est remportée aux 24 Heures du Mans 1939 où Jean-Pierre Wimille et Pierre Veyron s'adjugent la victoire avec une seule voiture et de maigres ressources.

La célébre Type 35

Après la guerre de 1914/1918, Molsheim revient en territoire français. A partir de 1921, Bugatti généralise sur toute sa gamme le moteur 8 cylindres inauguré sur le Type 28. En 1927, le Type 35 devient l’archétype des racers de Grand Prix des années 25/30. Cette voiture de sport était capable d’atteindre 210 km/h (une vitesse folle à l’époque) grâce à son moteur 8 cylindres de 140 ch. En 1929, le Type 41 ou « Royale » devient la voiture la plus monumentale jamais produite. Son moteur de 12 litres de cylindrée sera plus tard monté sur des autorails… La Royale fut construite en 7 exemplaires seulement, dont un (le coupé dit « Napoléon ») sera la propriété d’Ettore Bugatti lui-même. Le Type 46 sorti en 1930 et muni d’un moteur de 5 litres, fut baptisé « Petite Royale » en raison de son style rappelant celui du Type 41. Le Type 49 de 3,3 litres fut lancé en 1931, puis le Type 50 en 1932 (une 5 litres à compresseur autorisant une vitesse de 190 km/h) et le Type 51 la même année, qui succédait au Type 35.

La Type 41, la bugatti Royale !

Bugatti Type 57 SC Atlantic

En 1933, Bugatti sort la première voiture mondiale réellement aérodynamique, un coupé Type 55 à l’arrière fuyant et au pare-brise très incliné. A partir de cette date, tous les constructeurs allaient sortir des modèles inspirés de cette tendance, et on peut considérer Bugatti comme un pionnier en matière d’aérodynamisme. En 1934, le Type 57, voiture à hautes performances, est lancé sous plusieurs versions : berline Galibier, coupé Atalante, coach Ventoux, cabriolet Stelvio, puis coupés aérodynamiques Aérolithe (1935) et Atlantic (1936). Ces modèles 8 cylindres de 3,3 litres de 140ch à 200ch (avec compresseur) survivront jusqu’en 1939, et seront produits à 600 exemplaires. Le Type 57 remportera la victoire aux 24 Heures du Mans en 1937. Mais après ces belles années, l’avenir de la firme Bugatti allait brusquement s’obscurcir.

En 1939, Ettore Bugatti perd en effet son fils Jean, qui devait lui succéder à la tête de la firme, et qui avait participé à l’étude des modèles 57. Jean Bugatti fut victime d’un accident de la route, au volant d’une Bugatti. De plus, avec un déficit qui dépasse les vingt millions de francs en cette année 1939, la firme Bugatti se trouve au bord de la faillite. Et la guerre qui éclate met fin à la production régulière de Bugatti. Ettore Bugatti se voit contraint, après la défaite française, de vendre son usine aux Allemands pour une bouchée de pain (Molsheim se retrouvant en zone annexée par l’Allemagne). Après la guerre, Ettore Bugatti ne retrouvera pas les moyens suffisants pour reprendre la production d’automobiles. Il n’aura pas le temps de concrétiser la construction du type 78, dont il venait de terminer l’étude, et qui devait être une grande routière à embrayage hydraulique, munie d’un moteur 8 cylindres de 4,3 litres à 32 soupapes et double arbre à cames en tête, ni du type 73, grâce auquel il espérait briller à nouveau sur les circuits à partir de 1948.

Souffrant d’une grave maladie, Ettore Bugatti disparaît le 21 Août 1947. Sa disparition coincide avec l’arrivée d’Enzo Ferrari sur la scène internationale. Les Ferrari, magnifiques automobiles de grand tourisme, seront considérées bien vite comme les dignes descendantes des Bugatti. Quant à la firme Bugatti, elle entra en léthargie avant de disparaître à son tour, malgré quelques tentatives infructueuses pour relancer la marque au début des années cinquante. Et c’est avec surprise que le monde apprit en 1963 que la société Hispano-Suiza, une autre marque autrefois célèbre pour ses modèles de prestige, reprenait le nom Bugatti pour constituer avec le fabricant de trains d’atterrissage Messier (autre ex-constructeur automobile) le groupe Messier-Hispano-Bugatti, filiale de la SNECMA. L’histoire de Bugatti aurait pu s’arrêter là, mais un homme d’affaires extravagant allait tenter de ressusciter la marque, bien des années plus tard…

La renaissance, la EB110

La renaissance de Bugatti en 1991 est un des paris automobiles les plus fous de ces vingt dernières années. Comment pouvait-on imaginer faire revivre une marque aussi prestigieuse disparue depuis si longtemps? Ce défi insensé, on le doit à Romano Artioli, un homme d’affaires italien, qui fit construire une usine ultra-moderne dans la banlieue de Modène pour y produire la plus fabuleuse voiture de cette fin de siècle. Le coupé Bugatti EB110 (EB comme Ettore Bugatti), voiture d’exception vendue à un prix astronomique à partir de 1994, se vendit très difficilement, et la présentation d’une berline EB 112 n’améliora pas la situation, si bien que Romano Artioli dut se résoudre progressivement à jeter l’éponge, à mesure que le déficit s’accroissait dans des proportions gigantesques… En 1996, Bugatti disparaissait une seconde fois. En 1998 toutefois, le nom Bugatti est racheté par Volkswagen, qui prévoit de relancer la marque en 2002, et de fabriquer ces modèles à Molsheim, le berceau de la marque. Un nouvel atelier elliptique et lumineux est dessiné par l'architecte Gunter Henn. Il est construit à côté du château et donne sur les montagnes des Vosges, les Veyron sont assemblées à la main dans trois zones de montage. Cet atelier produit les modèles de Veyron, avec 62 employés.

En 2005, Bugatti dévoile la Bugatti Veyron 16.4, unique modèle produit aujourd'hui encore par la marque française. Son moteur de configuration W16 de 8 litres de cylindrée, doté de 64 soupapes et quatre turbos, développe 1 001 chevaux et 1 250 Nm de couple. À vitesse maximale, la Veyron mettrait 12 minutes pour vider son réservoir.

La Bugatti Veyron 16.4

En 2011 une version Super Sport de la Bugatti Veyron voit le jour accompagnée de modifications techniques (1 200 ch à 6 400 tr/min et 1 500 N/m entre 3 000 et 5 000 tr/min) et aérodynamiques permettant d'homologuer un nouveau record de vitesse de 431,072 km/h. La version commerciale sera cependant bridée à 415 km/h.

En 2012, Bugatti dévoile son nouveau modèle : la Bugatti Veyron Grand Sport Vitesse qui, sur la base de la Grand Sport, reprend le moteur de la Super sport. Grâce à ce moteur plus puissant (199 chevaux de plus que la Grand Sport), la Bugatti veyron Grand Sport Vitesse est le roadster le plus rapide du monde avec un record établi à 408,84 km/h par Anthony Liu, un entrepreneur chinois. La vitesse de pointe ne pouvant être atteinte qu'en respectant les mesures de sécurité disponibles sur un circuit automobile, la Grand Sport Vitesse est bridée électroniquement à 375 km/h en mode « normal » d'utilisation.

La dernière Veyron

Après dix ans de production, la 450e et dernière Bugatti Veyron à été présentée officiellement au salon de Genève en 2015 et à été baptisée La Finale. Il s'agit d'un modèle Grand Sport Vitesse et reconnaissable par sa couleur bordeaux (carrosserie et jantes) avec les ailes avant et portières noir brillantes et les prises d'air surplombant le moteur en noir mat. Le Veyron La finale est donc la dernière d'une série de 300 coupées et 150 convertibles produits par la marque de Molsheim.



Texte: http://voatureus-enciaines.blogspot.fr/ et https://fr.wikipedia.org/wiki/Bugatti amélioré, mis à jour et nouvelles photos.

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