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 DELAHAYE

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Garage Ondet

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08112010
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C’est en 1894 qu’Emile Delahaye créa la marque automobile qui porte son nom. Bientôt située à Paris, rue du Banquier, dans le XIIIe arrondissement, la firme se spécialisa dans la production de voitures de gamme supérieure et de camions de moyen tonnage, et en particulier d’engins de pompiers. Ce dernier secteur fut très vite monopolisé par la firme Delahaye.

La firme de la rue du Banquier dut attendre le milieu des années 30 pour connaître ses plus belles heures. En effet, les automobiles Delahaye étaient déjà connues et reconnues, mais elles n’avaient pas encore acquis le prestige de certaines rivales. La légende rapporte qu’Ettore Bugatti lui-même conseilla à Charles Weiffenbach, propriétaire de la marque depuis le retrait des affaires du fondateur Emile Delahaye, de revigorer ses modèles : « Vos voitures sont excellentes mais trop lourdes et lentes. Donnez-leur de la puissance ! » aurait lancé Bugatti.

La Delahaye 135

Le constructeur de la rue du Banquier recruta alors l’ingénieur Jean François qui allait travailler sur une nouvelle voiture, la 135, qui allait porter haut les couleurs de la marque dans les compétitions, les salons, mais également sur les routes de France. La 135 était une 6 cylindres de 3,5 litres, située dans la gamme Delahaye entre les 132/134 4 cylindres de 2 litres et les 138/148 6 cylindres de 3,5 litres à grand empattement. La 135 s’illustra notamment à la Course du Million à Monthléry (1ère en 1937), au Rallye de Monte-Carlo (1ère en 1937 et 1939), et aux 24 Heures du Mans (1ère en 1938). Mais la 135 fut également vedette des concours d’élégance et des salons de 1935 à 1938, puis de 1946 à 1950, après le conflit mondial. Pourtant, le moteur des 135 (comme celui des autres modèles de la marque) dérivait de celui qui équipait les camions Delahaye. Ce qui faisait se gausser certains puristes (en particulier les propriétaires de Bugatti), qui déclaraient avec ironie que les 135 étaient équipées d’un moteur de camion…

La Delahaye 235

Les Delahaye 135 étaient habillées par les plus grands carrossiers de l’époque tels que Letourneur & Marchand, Figoni & Falaschi, Guilloré, Saoutchik, Antem, Autobineau, Pourtout, et surtout Chapron qui en réalisa le plus grand nombre. Tous ces grands noms de la carrosserie française ont disparu, victimes de l’effondrement des marques françaises de prestige et de l’émergence dans les années 50 des carrossiers italiens comme Pininfarina, Ghia ou Bertone. La 135 resta le modèle favori des clients jusqu’à son remplacement par la 235 en 1950, malgré l’apparition en 1947 et 1948 de modèles plus modernes, les 175, 178 et 180 6 cylindres de 4,5 litres. Les exceptionnelles Delahaye 165 12 cylindres ne furent produites quant à elles qu’en sept exemplaires seulement. La 235, dont la carrosserie (ponton) beaucoup plus moderne reposait sur le même châssis que la 135, ne vécut que quatre ans, puisque la firme Delahaye, exsangue depuis près d’une décennie et profondément enracinée dans le domaine de la voiture exclusive, disparut en 1954, entraînant avec elle la firme de prestige Delage qu’elle avait rachetée en 1935.

Delahaye 175, une oeuvre d'art !

Hotchkiss, qui venait également de mettre un terme à sa production de voitures particulières en cette année 1954, reprit Delahaye pour produire sous licence et à petites cadences, sous le nom d’Hotchkiss-Delahaye, la célèbre Jeep Willys, qui s’était illustrée sur tous les fronts de la Seconde Guerre Mondiale. D’autre part, Hotchkiss poursuivait la production de ses propres camions de moyen tonnage, dits camions rapides, dans ses ateliers de Saint-Denis. En ce qui concerne le segment des voitures françaises de luxe et de grand tourisme, la demande s’orientait maintenant, en cette année 1954, vers les nouvelles berlines Simca Vedette (Versailles et Régence) et coupés Facel-Vega. L’industrie automobile française entrait dans une ère nouvelle.

En 1956, le nom Delahaye fut abandonné, tandis qu’Hotchkiss allait vivoter encore quelques années (dans le domaine du véhicule utilitaire), avant de disparaître à son tour au début des années 60. Les années 50 avaient vu sombrer les plus prestigieuses firmes françaises, car à Delage et Delahaye, il fallait ajouter Bugatti, Salmson et Talbot. Rien moins que cela !


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