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 TALBOT

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Garage Ondet

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08112010
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C’est en 1902 que le nom Talbot entre dans le monde automobile, lors de l’association du constructeur A.Clément avec lord Talbot. En 1919, Clément-Talbot fusionne avec la firme Darracq (spécialisée dans la voiture de luxe) pour former le groupe Talbot-Darracq, qui fusionne à son tour avec la firme britannique Sunbeam en 1920, pour créer le groupe Sunbeam-Talbot-Darracq (communément appelé STD) établi à la fois en France et en Angleterre.

La Talbot Fulgur

Héritières des Talbot-Darracq (1919-1929), les Talbot Pacific, Atlantic et Fulgur seront les voitures les plus marquantes de la firme de Suresnes du début des années 30, qui rivalise avec les marques réputées telles que Bugatti, Delage ou Delahaye. Mais la crise économique provoque la mise en liquidation du groupe STD en 1933, puis la reprise de la branche française par Anthony Lago (ex-administrateur du groupe) en 1934 et celle de la branche britannique par le groupe Rootes (Hillman-Humber) la même année.

Les voitures construites à Suresnes prirent alors le nom de Talbot-Lago. Elles adoptèrent de nouvelles dénominations (Minor, Major et Master) et n’allaient plus rien à voir avec les Talbot-Sunbeam britanniques. Les Minor étaient des 4 cylindres de 2,3 litres (développant 65ch) rivales des Hotchkiss et Salmson, tandis que les Major et Master étaient des 6 cylindres de 3 et 4 litres (développant 90 et 105ch), rivales des Delage et Delahaye. Quant aux Lago SS de 1938/1939, ce furent de splendides berlinettes aérodynamiques dont le 4 litres développait cette fois 140ch, capables d‘approcher les 200 km/h. Ces voitures, dessinées par les plus grands carrossiers du moment (dont Figoni & Falaschi), se posaient en rivales des Bugatti, et contribuèrent à donner à la firme de Suresnes une image de marque très sportive.

La Talbot Lago

Après la guerre, la production reprend avec une nouvelle voiture issue des modèles 1939, la Talbot-Lago Record. Cette voiture, une 6 cylindres de 4,5 litres développant 170ch se présentait comme une des voitures de série les plus puissantes et les plus chères de l’époque. En 1950, naît la Talbot-Lago Baby, version en réduction de la Record, munie d’un 4 cylindres de 2,5 litres de 100ch. La même année, Talbot remporte la victoire aux 24 Heures du Mans. En 1951, les Talbot-Lago Record et Baby sont entièrement redessinées, adoptant enfin la carrosserie ponton, comme la plupart des autres constructeurs. Mais les ventes restèrent confidentielles.

En 1953, apparaît le coupé Grand Sport 4,5 litres 6 cylindres développant cette fois 200ch, qui devient le modèle unique de la marque dès 1954, après la disparition des Talbot-Lago Record et Baby. L’année 1954 marque aussi la disparition des Delage, Delahaye et Hotchkiss, ainsi que des coupés Ford Comète et Monte-Carlo. Les ventes du coupé Talbot 4,5 litres furent très confidentielles (une quinzaine d’exemplaires seulement) du fait d’un prix de vente astronomique. C’était le modèle français le plus rapide de l’époque (plus de 200 km/h), avant l’arrivée du coupé Facel-Vega fin 1954.

Talbot Coupé Grand Sport

Nouvelle tentative pour relancer la marque Talbot, Anthony Lago lance en 1955 le coupé 2,5 litres 4 cylindres de 120ch, qui est une fidèle réplique en réduction du coupé 4,5 litres abandonné la même année. Le coupé Talbot 2,5 litres ne se vendra qu’à une cinquantaine d’exemplaires, son prix encore trop élevé et les rumeurs persistantes de faillite imminente de la marque ayant découragé la clientèle. En 1957, la situation est désespérée, et Talbot doit renoncer à la production de ses propres moteurs. Anthony Lago achète à BMW des moteurs V8 de 165ch pour les monter dans son coupé, qui prend alors la dénomination Talbot-Lago America. Malgré ce changement, la firme de Suresnes se trouve au bord du gouffre en 1958.

Une dernière tentative de rapprochement avec Maserati ayant échoué, Simca rachète finalement l’entreprise en Décembre de la même année. Le coupé Talbot est alors équipé du moteur V8 de la Simca Chambord. Mais ce moteur de 95ch ne pouvait soutenir la comparaison avec les précédents, et le coupé Talbot devenu invendable disparut dès 1959, confirmant l’acte de décès de la marque. La dernière grande marque française de prestige d’avant-guerre disparaissait ainsi, laissant le champ libre à la firme Facel-Vega, créée en 1954 par Jean Daninos, qui connaîtra une vie éphémère, et dont la disparition mettra un terme à la production de voitures d’exception en France.

Le style des Talbot "Modernes"

C’est avec surprise que l’on apprit, vingt ans plus tard, la résurrection de la marque Talbot. En 1979, Chrysler-France (ex-Simca) et Chrysler UK (ex-Rootes) ayant été rachetés par Peugeot, et celui-ci ne désirant pas conserver ces dénominations, exhuma le nom Talbot, qui faisait partie à la fois du patrimoine de Simca (depuis 1958) et de Rootes (depuis 1934). Les Simca-Chrysler devenaient des Talbot-Simca, et les Chrysler-Sunbeam britanniques des Talbot-Sunbeam. Mais ces Talbot n’avaient plus rien de commun avec les prestigieuses Talbot d’avant 1960. La marque ressuscitée ne put s’imposer sur ce nouveau registre, et elle disparut une nouvelle fois en 1986.


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