GARAGE ONDET - 02 47 26 87 51

14 Rue de la baronne 37260 Thilouze - Mardi au Vendredi 8h-12h/14h-18h et Samedi 8h30-12h/14h-17h - Fermeture Lundi
 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Partagez | 
 

 HOTCHKISS

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Garage Ondet

avatar


08112010
MessageHOTCHKISS


Après avoir produit exclusivement des canons et autres armements depuis leur édification à Saint Denis en 1875, les usines Hotchkiss (du nom de leur fondateur) commencèrent à s’intéresser à l’automobile à partir de 1902. D’abord sous-traitant pour la firme Panhard & Levassor, Hotchkiss sortit sa première voiture en 1903, et sa fabrication démarra un an plus tard.

Dans les années 30, Hotchkiss, dont l’insigne (deux canons croisés) rappelait la première spécialité de la marque, se forgea une image enviable, aidée en cela par trois victoires au Rallye de Monte-Carlo en 1932, 1933 et 1934. Les Hotchkiss jouissaient d’une excellente réputation, dans la catégorie des mi-luxueuses mi-sportives. Le slogan publicitaire de la marque déclarait : « Hotchkiss, la voiture du juste milieu ».

Hotchkiss 4 cylindres 55CV

La gamme Hotchkiss des années 30 se composait de deux 4 cylindres (2 litres et 2,3 litres développant de 55 à 65ch) et deux 6 cylindres (3 litres et 3,5 litres développant de 85 à 95ch). A côté de la production d’automobiles et de camions de moyen tonnage, les usines de Saint Denis fabriquaient des mitrailleuses, des canons et des véhicules de combat. A ce titre, elles devinrent dès 1936 la cible du gouvernement de Léon Blum qui entendait nationaliser tout le secteur français de l’armement. Hotchkiss échappera de peu à cette nationalisation.

En 1937, Hotchkiss reprend la firme Amilcar en difficultés. Cette firme française était spécialisée dans le domaine de la petite voiture de sport. C’est à cette époque que les usine Hotchkiss participeront au considérable effort de réarmement souhaité par le gouvernement, dans la perspective d’une guerre avec l’Allemagne nazie.

Après la guerre, la production d’automobiles reprend lentement, et chez Hotchkiss, seule la gamme des 4 cylindres d’avant-guerre est présentée (la firme Amilcar avait été abandonnée). La berline Cabourg sera le modèle le plus demandé, mais les ventes ne dépasseront pas une centaine d’exemplaires par an. Les grosses voitures ne répondant pas aux besoins immédiats de l’après-guerre, les firmes françaises spécialisées dans ce secteur seront toutes logées à la même enseigne, que ce soit Delahaye, Delage, Salmson, Talbot, Bugatti ou Hotchkiss. Le caractère artisanal de ces productions et le manque criant de moyens financiers ruineront tout espoir pour ces marques de renaître véritablement.

C’est ainsi que l’on assistera au cours des années 50 à l’agonie puis à la disparition de toutes ces firmes au passé prestigieux. Même la firme Panhard qui tentera de s’immiscer sur le terrain de la voiture populaire avec la petite Dyna en 1946 ne parviendra pas vraiment à décoller, et elle disparaîtra en 1967.

Pour Hotchkiss, le début des années 50 sonnera le glas de « la voiture du juste milieu ». D’autres voitures plus modernes vont occuper ce segment, notamment les Peugeot 203 et Simca Aronde. Les Hotchkiss se retrouvaient, par leurs dimensions et leur prix, au-dessus des modèles de grande série, et même au-dessus des Ford Vedette et Renault Frégate qui représentaient le haut de gamme des grands constructeurs français.

Hotchkiss Anjou de 1950

Pour tenter de relancer la marque et moderniser l’aspect de ses véhicules, Hotchkiss s’associa avec l’ingénieur Grégoire, pour mettre sur le marché une toute nouvelle voiture traction avant à carrosserie aérodynamique, qui sera produite de 1950 à 1954 à 250 exemplaires seulement sous le nom Hotchkiss-Grégoire. Cette voiture peut être considérée comme l’ancêtre de la Citroen DS, qui connaîtra un tout autre succès.

En 1954, Hotchkiss, avant de mettre un terme à sa production de voitures particulières, reprit Delahaye, en pleine déconfiture, pour produire sous licence et à petites cadences, sous le nom d’Hotchkiss-Delahaye, la célèbre Jeep Willys, qui s’était illustrée sur tous les fronts de la Seconde Guerre Mondiale. D’autre part, Hotchkiss poursuivait la production de ses propres camions de moyen tonnage, dits camions rapides, dans ses ateliers de Saint-Denis.

En 1956, Hotchkiss s’associa avec le fabricant d’armements Brandt pour former le groupe Hotchkiss-Brandt, qui sera intégré au groupe Thomson-CSF quelques années plus tard. Hotchkiss revenait à sa spécialité première, l’armement…


Garage Ondet
Revenir en haut Aller en bas
http://garage-ondet.forumactif.com
Partager cet article sur : Excite BookmarksDiggRedditDel.icio.usGoogleLiveSlashdotNetscapeTechnoratiStumbleUponNewsvineFurlYahooSmarking

HOTCHKISS :: Commentaires

Aucun commentaire.
 

HOTCHKISS

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GARAGE ONDET - 02 47 26 87 51 :: HISTOIRE AUTOMOBILE FRANCAISE-
Sauter vers: